Je réponds à ce questionnaire qui m'a été transmis par l'infatigable Jean-Marie (Adscriptor), pour qui je suis prêt à faire la première entorse à la ligne éditoriale de ce blog. Pour me donner bonne conscience, je vais quand même essayer de glisser quelques allusions (subtiles ?) au web 2.0 :
#1 - Quand et quelle est votre prochaine prestation facturée ?
Aujourd'hui, pour un ERP web riche en cours de développement.
#2 - Pour quelle raison reprendriez-vous une activité salariée classique ? Qu'est-ce qui vous manquerait le plus ?
- Si l'activité en question me permettait de me sentir plus utile.
- Les playlists de mon bureau.
#3 - Que fait un professionnel autonome l'été alors que ses clients sont à la plage ?
Il bosse sans craindre de voir le téléphone sonner.
#4 - Décrivez votre principal outil de travail sans citer son nom.
Il est l'alpha et l'oméga de nos tentatives de socialisation webisante. Ses 0 et ses 1 s'enchaînent en mélopées harmonieuses et recrée sans relâche les reflets de nos mondes intérieurs... Loué soit-il ! Embrassons-nous !
#5 - Finalement, tout serait parfait si...
... la perfection était de ce monde, forcément.
vendredi, juillet 28
Professionnel indépendant : grand questionnaire de l'été !
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JB Boisseau
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mardi, juillet 18
Retour d'expérience sur quelques librairies Ajax
Ce que j'entends dans cet article par librairies Ajax sont les nombreux ensembles de classes Javascript destinées à faciliter le développement d'applications web riches.
Elles comprennent souvent :
- un gestionnaire d'événements
- un système de fenêtres web 2.0 (c'est à dire faites à partir de div)
- des petits effets graphiques sympas
- un gestionnaire de requêtes Ajax
- des widgets évolués prêts à l'emploi (calendrier, treeviews, sliders...)
Il serait présomptueux de faire de faire une analyse détaillée dans ce billet à partir de ma simple expérience, néanmoins mon ressenti peut être utile à certains d'entre vous ... notamment à l'heure du choix d'une librairie Ajax !
Je déconseillerai d'abord YahooUI : pas complet, mais doté d'un noyau de fonctions indispensables assez lourd, il ne possède rien qui puisse justifier son choix.
DojoToolKit semble intéressante, je n'ai pas poussé très loin mes expérience sur cette librairie, mais elle a priori tout ce qu'il faut pour faire une base de travail très correcte : une petite communauté, des widgets sympas... bon, je ne peux cependant pas la conseiller parce qu'entre une utilisation de test et une application qui doit tourner en production, il y a un monde (donc si qq veut commenter sur le sujet, qu'il n'hésite pas).
DHTML Goodies est une petite suite de contrôles avec de temps en temps des scripts PHP pour faire des fonctions AJAX complètes. Pratique à l'occasion, mais à ne pas utiliser sur des points critiques : ce sont là des scripts intéressants, indépendants les uns des autres (pas de noyau à charger), mais pas faits pour une application professionnelle (on rencontre souvent de petits problèmes à la longue).
Prototype est pour moi la Rolls des librairies Ajax. Ecrite à la base pour RubyOnRails, soutenue par une grosse communauté d'utilisateurs, très bien structurée, permettant d'utiliser de nombreuses librairies pouvant se greffer sur elle (OpenRico, Scriptaculous pour les plus célèbres), elle offre toutes les garanties pour un développement Ajax d'envergure.
A vous maintenant d'enrichir ce point de vue personnel de vos propres expériences...
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JB Boisseau
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jeudi, juillet 13
L'usine logicielle web 2.0
Le web 2.0 a apporté son lot d'opportunités et d'innovations dans la productivité des développements web et il est probablement temps de capitaliser sur ces nouveautés pour les industrialiser au sein d'une usine logicielle (software factory).
L'usine logicielle est sensée couvrir toutes les étapes du développement d'un logiciel de l'analyse du besoin à la mise en production. Toutes ces étapes doivent bien entendu être accomplies de manière cyclique : l'ensemble des développements est découpé en plusieurs "cycles", chacun de ceux-ci accomplissant le parcours "analyse / conception / développement / test / intégration" en deux semaines (c'est la norme).
Du côté des outils, il nous faut en général (dans le désordre, je l'écris comme ça me vient) :
- un système de supervision du projet et de son avancement (ex : Cruisecontrol)
- une plate-forme de communication avec le client (même si le client fait partie de la même entreprise que l'équipe de développement) (ex : Basecamp)
- un système de bug-reporting (ex : Bugzilla)
- un système de versionning (ex : SourceSafe, Subversion, CVS)
- un framework de tests (ex : JUnit, SimpleTest, Selenium)
- un système de contrôle qualité du code (ex : FxCop)
- un outil de modélisation (qui, si possible, génère des classes à partir d'un diagramme) (ex : Visio, Poseidon, Rational Rose)
- un outil/framework facilitant le mapping objet-relationnel (c'est à dire faire le lien entre la base de données et les objets métier) (ex : Hibernate, RubyOnRails)
- des outils pour automatiser différents processus (copie de fichier, build, exécutions de tests...) (ex : Ant, Phing)
- un environnement de développement (ex : Eclipse, Visual Studio)
Les apports de l'ère web 2.0 dans ces domaines sont donc d'après moi :
1- les méthodes de RubyOnRails : c'est à dire patterns Active Record + MVC + pleins de petits trucs qui font le mapping objet relationnel n'est plus un problème (et l'architecture d'une application non plus).
2- la simplicité des tests Selenium qui permet de tester correctement une application web 2.0 pleine de javascript et d'AJAX
3- les bonnes idées de BaseCamp (à noter, son équivalent libre : ActiveCollab) : se focaliser sur la communication car c'est l'essentiel dans un projet.
4- la terrible efficacité du dernier Visual Studio.
Pour ce qui est du reste, pas vraiment de boulversement d'après moi :
- les outils calibrés pour l'industrie viennent du monde Java
- les outils permettant la plus grande productivité viennent de Microsoft
- les idées nouvelles viennent d'ailleurs (et souvent du libre)
- la vraie bonne usine logicielle se fait encore à partir de services/logiciels très divers et ne s'achète pas en pack "tout en un" (façon Visual Studio Team System).
Et pour vous, la killer app de l'usine logicielle web 2.0, c'est quoi ?
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JB Boisseau
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vendredi, juin 30
Wikio s'améliore
Même si pour le moment, je n'ai pas été tendre avec Wikio, je continue à suivre attentivement ses progrès. Pour rappel, Wikio est moteur de syndication et de recherche d'actualités monté par Pierre Chappaz, web1-hero de l'aventure Kelkoo et désormais fortement impliqué dans le projet, ô combien prometteur, Netvibes.
Jusqu'à une date récente, la syndication de Wikio était mal présentée : infos sur le même sujet, pertinence aléatoire, navigation compliquée... mais d'une part, je m'y habitue et d'autre part wikio s'améliore.
La pertinence des informations est désormais nettement meilleure, le phénomène de redondance des infos disparaît, de plus en plus de gens votent, les infos à la une sont assez diverses et intéressantes, bref, ça marche ! Les infos par thèmes sont par contre assez décevantes pour le moment : je suppose qu'une taille critique est nécessaire pour parvenir à une pertinence acceptable. Enfin, sur la partie moteur de recherche d'actualités francophones, Wikio surpasse de mon point de vue déjà Google, ce qui est déjà très bien.
Je révise donc mes critiques assez dures envers Wikio que j'ai toujours suivi malgré mes mauvaises appréciations. Et si j'ai suivi ce projet, c'est parce qu'il regroupe un nombre impressionnant de caractéristiques web 2.0, et ce de manière particulièrement intelligente :
- utilisation massive de flux rss pour récupérer l'information
- traitement sémantique pour le classement de l'information
- présence des blogs au côté des sites d'information classique afin de gagner en pertinence et en diversité des points de vue
- système de votes pour donner du poids aux utilisateurs dans le traitement qualitatif de l'information
- une intégration Netvibes très réussie (après quelques paramètrages)
L'interface est un peu trop sobre à mon goût et ne fait pas ressortir les informations comme peut le faire habilement la une d'un quotidien par exemple, mais ce point s'améliorera peut-être par la suite... Wikio m'a en effet prouvé qu'il avait encore une marge de progression dont il saura tirer parti !
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JB Boisseau
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samedi, juin 24
Microsoft : moins de Bilou, plus de web 2.0 ?
Quelle sera l'impact du départ de Bill Gates sur la stratégie de Microsoft ? Certains annoncent l'accélération de la conversion de Microsoft vers les services en ligne, la fameuse stratégie "Live" lancée il y a quelques mois pour contrer Google : Ray Ozzie, le successeur au poste de "Chief Architect" du fondateur de la firme de Redmond, étant sensé mieux incarner cette évolution.
Premier constat : Microsoft n'y arrive pas
Là où l'on perçoit toute la dimension culturelle du web 2.0, c'est que malgré tous ses efforts, Microsoft ne parvient pas à s'y imposer. Et pourtant, Microsoft a des idées, des gens compétents et une réelle volonté de s'y convertir : ASP.NET 2.0 et ATLAS sont excellents, quelques services de la gamme Live semblent prometteurs, la conférence web 2.0 de Microsoft du printemps dernier était très intéressante... mais concrètement, rien.
Microsoft continue de perdre des parts de marché au profit de Google en termes d'audience, le buzz semble complètement lui échapper, et ses nouveaux services n'ont quasiment emballé personne.
Second constat : l'échec prophétisé
Dans son texte fondateur du web 2.0, O'Reilly expliquait que Microsoft n'était pas nativement une société web 2.0 et que la conversion lui serait difficile. Microsoft a battu Netscape sur son terrain parce que c'était encore du logiciel classique, mais Microsoft, en 10 ans, n'a jamais rien prouvé on-line si ce n'est peut-être la réussite de MSN Messenger (surtout en France d'ailleurs) qui tient là encore plus de l'application que du service en ligne. Rien en 10 ans, c'est tout sauf du hasard ; pire, ce n'est pas de la prophétie, c'est un fait.
Troisième constat : les déclarations révélatrices
"Qu'est ce qu'a fait Google à part un bon moteur de recherche ?" dit Bill Gates agacé en réponse à une question sur les petits gars de Moutain View... tentative de persuasion manquée ou vraie connerie en live ? Oublier les adwords, ajax, gmail, Google Desktop, ça fait quand même beaucoup, non ?
"Google veut offrir l'information, nous voulons offrir les outils pour maîtriser l'information"... nouvelle erreur : dans l'univers du web, la puissance est dans les données plus dans les API !
"Google se contente d'offrir des services gratuits, nous voulons aller plus loin en redistribuant une partie de l'argent généré par la publicité aux utilisateurs" (Ballmer) : c'est un non-sens économique. Payer les gens pour regarder de la pub n'a jamais marché sur le web malgré de nombreuses tentatives : les gens utilisent le web pour avoir des services sympas, pas pour gagner 2$ par mois en cliquant sur des liens sponsorisés.
Autant de déclarations qui prouvent que Ballmer et Gates ne pensent pas web 2.0 et que dans ces conditions, il est difficile de bâtir une stratégie efficace.
Quatrième constat : le choix de Ray Ozzie est étrange
Ray Ozzie a la cinquantaine, est l'inventeur de Lotus Notes et a monté un soft racheté il y a 1 an par Microsoft : Groove, une application desktop qui entre en concurrence directe avec le web 2.0.
A moins d'une révélation soudaine, le profil d'Ozzie ne présage pas une véritable pensée web 2.0... et on se demande comment Microsoft va opérer sa mutation dans ces conditions.
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JB Boisseau
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vendredi, juin 16
Tutoriel : votre premier hack COMET en PHP
Comme promis, mais avec un peu (beaucoup ?) de retard, voici un petit tutoriel pour COMET en PHP pour nos amis développeurs.
L'exemple est simplissime, il s'agit de faire tourner un compteur à partir d'instructions serveur... pas vraiment utile me direz-vous, mais bien pratique pour comprendre les bases de la chose.
Les bases sont ici :
1- lancer un script PHP dans une frame cachée (retour des vieilles combines...)
2- génération d'un bout de javascript
3 - exécution du javascript dans la frame visible
1- mon script PHP caché
<HTML>
<HEAD>
<META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1">
<meta http-equiv="Pragma" content="no-cache">
</HEAD>
<BODY BGCOLOR="blue">
<?php
//on génère ici un javascript
/** début du javascript appelant une fonction de la frame visible */
$jsFunPre = "<script language=JavaScript >parent.push('";
/** fin du JavaScript */
$jsFunPost = "')</script>";
{
$i = 0;
while (true)
{
$i++;
// envoi d'une ligne de JavaScript au client
print($jsFunPre."Page ".$i.$jsFunPost);
flush();
sleep(1);
}
}
?>
</BODY>
</HTML>
2- ma frame principale
<HTML>
<BODY BGCOLOR=black TEXT=white>
<H1>Attendez...</H1>
<div id="initLinkDiv">
<label>Texte poussé par le serveur :</label>
<textarea id="leftTextZone" name="leftTextZone" readonly>
</textarea>
<br>
</div>
</BODY>
</HTML>
3- la page contenant les 2 frames
<HTML>
<HEAD>
<META http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">
<meta http-equiv="Pragma" content="no-cache">
<script LANGUAGE="JavaScript">
var pageStart="<HTML><HEAD></HEAD><BODY BGCOLOR=blue TEXT=white><H2>Server pushes: <P>";
var pageEnd="</H2></BODY></HTML>";
// la fonction javascript appelée par la frame cachée
function push(content)
{
window.frames['displayFrame'].document.getElementById("leftTextZone").value = content;
}
</script>
</HEAD>
<FRAMESET BORDER=0 COLS="*,*,0">
<!-- frame visible -->
<FRAME SRC="frameToDisplay.html" NAME="displayFrame" SCROLLING=yes>
</frame>
<!-- frame cachée-->
<FRAME SRC="hiddenFrame.php" NAME="pushletFrame" BORDER=0 SCROLLING=no>
</frame>
</FRAMESET>
</HTML>
Normalement, si vous avez bien nommé vos fichiers ça devrait marcher... jusqu'au timeout de votre serveur (30 secondes par défaut) !
Je reste, bien entendu, à disposition pour répondre à vos questions...
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JB Boisseau
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mercredi, juin 14
Tout l'art de dire du mal de Google
Toute société qui attire trop l'attention finit par subir des critiques plus ou moins jusitifiées de la part de chroniqueurs en mal de sensations. C'est évidemment le cas de Google.
Les reproches en question varient plus ou moins en fonction des époques et des supposées compétences de leurs auteurs et ne sont pas du tout à mettre dans les mêmes tiroirs.
- ceux concernant le respect de la vie privée : Google stocke beaucoup de vos informations et ça pose des problèmes. Ex, ils pourraient les utiliser contre vous ou à des fins commerciales qui s'avéreraient nuisibles pour vous, les transmettre aux services secrets américains, etc... L'attitude de Google a été, jusque là, exemplaire sur ce point, refusant à plusieurs reprises de transmettre des informations à l'administration américaine par exemple. Ce type d'interrogation est certes légitime, mais rien ne vient l'étayer et n'est absolument pas spécifique à Google : toute société hébergeant des informations pose ce problèmes (Yahoo, Microsoft, vos banques...)
- ceux concernant la déontologie avec le tournant "Gu Ge". Google a accepté de censurer ses résultats pour pouvoir implanter des serveurs sur le sol chinois. Je m'étonne qu'on critique beaucoup Google alors que la société a été la dernière à plier (après Ms et Yahoo!) faute de solution de rechange : si Google refuse, ses concurrents qui ont accepté le deal prennent les parts de marché, et du coup Google n'a plus de moyen de faire entendre sa voix. Les vrais responsables sont dans cette affaire le gouvernement chinois et son chantage d'une part, l'OMC incapable de faire respecter le droit du commerce international d'autre part.
- ceux concernant les produits de Google. Google a en effet de nombreux produits dont certains sont des échecs ou des demies-réussites. Il est dans la politique de la société que de laisser vivre de nombreuses initiatives à la manière d'une couveuse de start-ups. Il est donc normal de critiquer les produits de Google qui méritent de l'être : Gmaildrive (une bonne idée) qui fait planter les machines, Google Desktop pénible à paramétrer, l'effet d'annonce Google Pack...
- ceux concernant la stratégie de Google : Google fait trop de choses, Google n'innove plus. Outre le caractère un peu contradictoire de ces deux critiques, il faut souligner leur caractère fortement subjectif. J'ai longuement débattu de la capacité d'innovation de Google sur ce blog et sur Techcrunch (qui est très fort au petit jeu du dénigrement de Google) et ne reviendrai pas encore dessus (sauf commentaires de votre part). Quant à l'aspect "Google fait trop de choses", cela me paraît logique dans le cadre de la politique d'entreprises largement assumée par ses fondateurs : l'avenir dira si c'est une bonne politique.
- ceux concernant les adwords et là... je suis entièrement d'accord surtout quand JM Leray nous l'explique si bien.
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JB Boisseau
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jeudi, juin 8
Google Spreadsheets : Ajax plus fort que Flash
Oui, je sais encore une news sur Google... mais là encore, c'est du lourd. J'ai eu la chance de recevoir une invitation à GoogleSpreadSheets, le nouvel Excel en ligne de Google, et je pense avoir reçu quelques instants plus tard ma plus grosse claque depuis mes premiers clics sur Google Suggest (qui m'avait fait découvrir Ajax).
Les développeurs de ce truc ont fait un boulot tout simplement extraordinaire et on sent à quel point Google maîtrise désormais Ajax : tout répond au doigt et à l'oeil, la console javascript ne m'annonce aucun bug (contre quelques milliers à l'ouverture de Gmail), d'un point de vue ergonomique et fonctionnel c'est très bien pensé... et ça dépasse pour moi toutes les tentatives de tableurs en ligne de très, très loin (iRows et Numsum n'étaient pourtant pas si mal, mais moi, à leur place, je me suiciderais immédiatement... ou j'irais postuler pour un emploi chez Google).
Je laisse à d'autres blogueurs le soin de vous détailler les fonctionnalités de la chose, ce qui m'intéresse ici, c'est la performance technique. Avec ce produit, on arrive à une ère que je ne soupçonnais pas d'arriver avant encore un an ou 2 : un produit Ajax ergonomiquement supérieur à ce qu'offrirait Flash.
En effet, jusqu'ici c'était pour des raisons de standardisation, d'ouverture, de référencement et de portabilité potentielle que l'on utilisait Ajax plutôt que Flash sur des interfaces riches... mais il restait plus simple et souvent plus joli au final d'utiliser Flash (Gliffy pour réaliser des diagrammes en est un excellent exemple). Mais cette application marque un tournant : une application Ajax peut être belle, ultra-réactive et fonctionnelle... et probablement pas si longue à développer avec des outils tels que le Google Web Toolkit.
Ce produit qui, c'est certain, va connaître un grand retentissement, est tout le symbole de la nouvelle génération de logiciels qui va écraser la précédente : web, riche et collaboratif... web 2.0 en somme !
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JB Boisseau
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vendredi, juin 2
La stratégie Webtop / Desktop / Mobtop de Google se précise
Quelques nouvelles ont montré cette semaine que la stratégie de Google consistant à donner tous les moyens aux utilisateurs de placer leurs outils de bureautique en ligne était plus qu'un fantasme d'analyste en mal de sensations.
La première est de d'ordre économique : Google file 1 petit milliard de dollars à Dell pour que celui-ci installe son Google Desktop sur 100 millions de machines dans les 3 ans à venir.
Le Google desktop va donc devenir un outil répandu sur un maximum de machines et va peu à peu apprendre aux utilisateurs à tirer partie du meilleur du webtop et du desktop. La majorité des utilisateurs parviendra-t-elle à suivre ? Je n'ai pas encore d'avis sur la question mais Google en semble convaincu...
La seconde est d'ordre technique avec l'intégration de Google Calendar dans Google Desktop. Désormais, Google desktop vous offre aussi bien en ligne qu'hors ligne de la recherche bien sûr, mais aussi vos mails et votre agenda. Outlook et ses semblables sont donc bien complètement obsolètes à compter de ce jour.
En suivant cette logique, on pourrait voir débarquer un jour un client de synchronisation Writely (racheté il y a quelques mois) pour OpenOffice (à propos duquel Google a mené des négociations avec Sun)... mais ce n'est là qu'une supposition et je n'ai rien de concret sur le sujet (Google pourrait d'ailleurs mettre au point un tel agent pour Word sans demander l'avis Microsoft) !
Troisième point : les nouvelles fonctionnalités sortant régulièrement pour téléphones mobiles, pour Gmail et Gcalendar par exemple, montrent que Google veut saisir une opportunité : personne ne maîtrise pour le moment le trio web-desk-mobile, pas même Microsoft.
Offrir aux utilisateurs une bureautique s'adaptant à leurs possibilités (leur bureau, un PC distant, un téléphone) peut, et c'est pour moi cette fois évident, donner un avantage décisif à celui ou ceux qui y parviendront... d'où l'apparition de la notion de "Mobtop" (le desktop pour téléphone mobile), un nouveau champ de bataille de l'ère web 2.0.
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vendredi, mai 26
Selenium : du vrai test-driven development pour le web 2.0
Le test-driven development (pratique très liée à l'eXtrem Programming) passe peu à peu dans les moeurs des développeurs web et c'est tant mieux. Mais à l'heure du web 2.0, les principaux frameworks avaient une grosse lacune : la quasi-absence de tests sur les fonctions Javascript.
Quand on sait l'importance qu'a repris javascript depuis l'avènement d'AJAX, c'était même plus qu'un manque, et cela obligeait à limiter les tests unitaires aux seules classes métier d'un projet... ce qui devenait ridicule étant donnée la part prépondérante de l'interface homme-machine dans les temps de développement !
Selenium apporte depuis quelques temps déjà (il vient de sortir dans sa version 0.7) une réponse très satisfaisante à ce problème via 2 produits open-source :- Selenium IDE est un plug-in pour firefox qui vous permet d'enregistrer des scénarios tests de manière simplissime et de les réexcuter à l'envie.
- Selenium Core est système vous permettant de programmer directement vos tests en tappant vos instructions dans des tables HTML. Ces tests peuvent être ensuite automatisés et intégrés à votre petite "software factory".
Le tout fonctionne à base de Javascript et simule vraiment les actions d'un utilisateur dans un navigateur web. Bref, si vous voulez vous mettre au test-driven development et au web 2.0, Selenium me semble à ce jour incontournable.
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lundi, mai 22
Du bon usage du tagging
Suite à un petit débat sur TechCrunch, je me permets de vous livrer quelques réflexions sur un phénomène très web 2.0 : le tagging.
Le tag est aujourd'hui perçu comme une solution de classement et de partage des informations ultime, en particulier avec les succès de Flickr et de delicious. Toute application web 2.0 devrait donc, à en croire certains, comporter un système de tags pour être réellement efficace. Ce type de raisonnement tient d'après moi plus du prêt-à-penser que de l'analyse... je vous propose donc une petite analyse d'un cas d'actualité : Google Notes.
Google Notes est système de prise de notes sur des pages web favorites (via un plug-in sur votre navigateur), notes que vous pouvez éventuellement rendre publiques façon delicious. Or il est reproché à Google Notes l'absence du tagging. Je ne comprends pas ce reproche et voici pourquoi :
Le tagging est élément très important du web 2.0. Mais pourquoi ?
Parce qu’il permet de passer d’un système de “taxonomy” (classement arborescent unique) à un système de “folksonomy” (classement pas les utilisateurs et non-arborescent) de manière très simple…
Or Google a déjà un système de “folksonomy” avec son système de prise de notes en langage naturel et son moteur de recherche… le tag devient alors tout simplement désuet (d’ailleurs vous pouvez prendre des notes similaires à des tags, si cela vous chante). Rappelez-vous d’une des devises de Google : “ne classez plus, cherchez”. Et c’est à mon avis là, l’erreur des analyses que je dénonce ici : elles voient ce choix comme un manque alors que c’est au contraire un point fort vis-à-vis de la concurrence.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
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JB Boisseau
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mercredi, mai 17
Google Web Toolkit : enfin une bonne raison de se (re)mettre à Java
Le monde du web 2.0 était jusque là dominé techniquement par :
- PHP (avec de l'Ajax fait main)
- .Net (avec ATLAS)
- RubyOnRails (les créateurs ayant réalisé la désormais célèbre librairie "prototype.js")
- Flash (même si cette techno reste proscrite chez de nombreux concepteurs web)
Java était plutôt resté en marge de ce mouvement... mais voilà que Google - les quasi-inventeurs d'AJAX- redonne de sérieux arguments à cette techno avec Google Web Toolkit : un pack de développement pour applications web modernes vraiment novateur.
C'est à dire :
- compilation de code Java vers JavaScript (!)
- possibilité de débuguer
- compatibilité "cross-browser" avancée
- nombreux widgets à disposition
C'est vrai Google nous sort régulièrement des gadgets ces derniers temps... mais là, c'est un truc sérieux et terriblement bien vu techniquement : Google ne se positionne pas ainsi par rapport à un très décevant Yahoo!UI mais plutôt face à l'ATLAS de Microsoft.NET !
Pour le développeur, je pense qu'ATLAS reste plus productif (essentiellement du fait de Visual Studio) mais développer en Java est plus simplement gratuit et offre probablement plus de souplesse...
bref, enfin une bonne raison de regarder à nouveau du côté de Java !
NB : j'ai bien noté votre intérêt pour un tuto sur COMET, je vous en promets la première partie pour la semaine prochaine...
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JB Boisseau
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lundi, mai 15
CakePHP : le RubyOnRails de PHP
CakePHP, c'est du gâteau : c'est ainsi que présentent les concepteurs de ce framework leur merveilleux bébé. Ca faisait longtemps qu'on attendait que les principes de RubyOnRails (que j'inclus personnellement dans la vague web 2.0) soit repris dans les 3 grands piliers du web : Java, .NET et PHP, et on peut désormais dire que c'est fait pour PHP tant cette implémentation est réussie.
On a donc un framework essentiellement basé sur les patterns MVC (Model-View-Controller) et ActiveRecord permettant des développements ultra-rapides : scaffolding (génération automatique d'interfaces pour les phases de développement), multitude de fonctions prêtes à l'emploi, présences de "helpers" facilitant la vie du développeur sur tout un tas de trucs pénibles (AJAX, HTML, etc...).
C'est souple, efficace, supporté par une vraie communauté active et sous license MIT : que du bonheur !
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JB Boisseau
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vendredi, mai 5
COMET : successeur ou complément d'AJAX ?
Je m'intéresse depuis quelques semaines à une technologie appelée COMET (ou encore HTTP Streaming). Son principe est simple : créer une connexion persistante entre le client et le serveur et s'en servir pour "pousser" les informations du serveur vers le client (sans que le client ne fasse une quelconque requête : voir schéma comparatif AJAX / COMET).
Cela permet naturellement d'augmenter encore un peu la réactivité de l'application. Exemple : l'intégration de Gtalk dans Gmail utilise cette technologie, Meebo aussi.
La technologie n'est pas nouvelle, mais ces utilisations montrent qu'elle maintenant probablement mûre pour une utilisation plus large. Si il y a de la demande sur le sujet de la part de mes chers lecteurs, je ferai un tutoriel sur le sujet, étant donné qu'il n'en existe pas à ma connaissance en français.
[EDIT] : le tuto est maintenant là.
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JB Boisseau
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mercredi, mai 3
Getting real : les recettes du succès selon les concepteurs de RubyOnRails
Je ne suis pas le premier (ni certainement le dernier) à parler de ce livre... mais je ne vois pas comment je pourrais éviter plus longtemps le sujet tant il est fort et symbolique des temps que le web est en train de vivre.
Getting Real est l'oeuvre de 37 signals à qui l'on doit, entre autre, BaseCamp (gestion de projet), Campfire (système de chat avancé) et RubyOnRails (un framework de développement web merveilleusement bien pensé). Cet ouvrage exclusivement électronique pourrait être un nouvel évangile pour toute personne embarqué dans un projet web : ses principes sont clairs, simples, directifs et terriblement opérationnels.
Quelques exemples :
- ne faîtes pas de documents de spécification, mais des prototypes
- dîtes d'abord "non" à toute demande de nouvelle fonctionnalité
- servez-vous de l'interface pour vous guider dans vos choix et vos discussions
- ne faites pas de réunions
- l'équipe de développeurs idéale est composé de 3 membres
- livrez une première version très vite, même si elle est limitée en fonctionnalités
...
C'est là tout l'esprit du livre, la philosophie de l'eXtrem Programming poussée jusqu'au bout : allez toujours à l'essentiel et au concret le plus rapidement et le plus simplement possible... c'est cette base de travail qui vous permettra d'avancer, le reste n'est que littérature.
Le discours est frais et novateur, et même si cette lecture est d'une simplicité déconcertante, les auteurs y montrent une culture et une intelligence remarquable.
Bref, un livre à la fois incontournable et définitivement web 2.0.
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JB Boisseau
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lundi, mai 1
Réponses à quelques questions récurrentes du web 2.0
En réponse à la requête de Melle Thien nguyen (qui est étudiante en audiovisuel et qui rédige un mémoire ayant pour thème le web 2.0), j'ai répondu à quelques questions dont certaines sont désormais très classiques.
J'en retranscris les passages qui me paraissent les plus intéressants :
Si j'exclue Google, je dirais probablement Digg
Quelle est le service web 2.0 dont vous usez le plus aujourd'hui ?
Netvibes
Celui dont vous ne pourriez plus vous passer ?
Gmail
Le web 2.0 a-t-il fait apparaître un nouveau modèle économique ou sommes nous dans une continuité ?
Le terme modèle économique est pour moi trop vague. D'un point de vue microéconomique, une idée essentielle est de faire des start-up qui consomment moins de cash dans leurs premières années.
Il y a aussi quelques petites innovations dans les modèles d'affaire : l'idée du "long tail" décrit par O'Reilly (voir mon billet à ce sujet) me semble assez nouvelle par exemple.
Est-il possible de prévoir une bulle 2.0 ?
Elle existe déjà un peu. Le cours de Google est pour moi surévalué par exemple, Ebay a acheté Skype beaucoup trop cher... mais ce n'est pas là le pire. Le pire réside dans une multitudes de boites qui se montent soit en comptant uniquement sur les revenus de la pub (qui ne peut rémunérer qu'un nombre limité d'acteurs), soit dans le but de se faire racheter par un major du web : c'est assez malsain en soit et nombre de boîtes vont se crasher (mais le crash sera moins dur car les investissements mieux ciblés qu'avant : voire réponse précédente).
De manière générale, un grand nombre de services web 2.0 ont des difficultés à être monétisés (et ce même pour Google ou Yahoo !)... la bulle est donc bien là.
Est-ce qu'aujourd'hui, près de deux ans après l'apparition du terme 2.0, sa définition est plus claire pour tout le monde ou reste-t-il un concept fourre-tout ?
Non, pas de définition claire répandue... ce qu'on voit de manière générale c'est que le terme web 2.0 est associé à AJAX et aux applications privilégiant une dimension humaine (votes, tags, commentaires)
Qu'est ce qui a concrètement changé dans votre façon de "consommer" le web ?
Les flux RSS et ATOM
La création et l'utilisation d'un webtop
La création d'un blog
La participation à des communautés et d'autres blogs
Quel est le plus grand bénéfice utilisateur selon procuré par le web 2.0 ?
Le fait que le web 2.0 soit "user-centric" : les applications viennent à l'utilisateur (flux RSS, webservices, pas de téléchargement) et s'adaptent à ses besoins (personnalisation, ergonomie améliorée)
On parle déjà du web 3.0. Avez vous un avis sur la question ?
Je crois que c'est marketing... Le web 2.0 est un constat clair et a posteriori que les choses ont changé sur le web. Pour le web 3.0 (et ce que chacun veut mettre derrière), on ne peut faire que des spéculations (plus ou moins fantaisistes et rarement vérifiables)... or je crois qu'il y a déjà suffisamment à faire en la matière avec le web 2.0.
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dimanche, avril 30
Compte-rendu de la conférence Microsoft "Web 2.0"
Jeudi était l'occasion pour moi de profiter de la conférence "MIX 2006" de Microsoft qui avait pour thème le web 2.0 avec la présence exceptionnelle de Steve Ballmer.
En quelques mots, j'ai aimé :
- la présentation de Pierre Chappaz sur le web 2.0 et Wikio (même si je ne suis toujours pas convaincu par son service)
- les petites démos de robots de discussion sur MSN (dont un excellent vendeur d'appartement virtuel)
- rencontrer et échanger quelques mots avec Fred Cavazza
- la présentation de MusicMe par Freddy Mini
- les excellents sandwiches au poulet du buffet
- l'intégration webtop-desktop du futur selon Microsoft avec des démos assez impressionnantes Windows Presentation Foundation
- les dernières nouveautés d'ATLAS
- la réponse de Steve Ballmer à la question "que pensez-vous de la stratégie de Google" : "Google's strategy is Google's strategy"
Il y a forcément des petites choses qui ne m'ont pas plu... mais étant fondamentalement positiviste, je ne crois que ça vaille la peine de s'y attarder !
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mardi, avril 25
Une définition personnelle du web 2.0
Ce blog tendant à démontrer que le web 2.0 recouvre des réalités qui vont bien au delà du simple buzz, je me réjouis, au fil de mes recherches sur le concept, de constater que les sceptiques donnent de moins en moins de voix. Alors les défenseurs du concept ont-ils gagné ? Peu m'importe tant il me semble que cette notion peut être ambiguë et difficile à expliciter.
Une question des organisateurs d'une conférence m'a poussé à écrire ce billet : "quelle est votre définition du web 2.0 ?"... j'ai alors réalisé que je n'en avais jamais donné à titre personnelle peut-être du fait de mon trop grand respect pour Tim O'Reilly et son article. Or, il me semble que celui-ci passe à côté de quelques notions importantes dans le phénomènes web 2.0 : les nouveautés amenées par la philosophie RubyOnRails et, dans une moindre mesure, le retour du web sémantique sont pour moi deux oublis dans son tour d'horizon.
Je vous livre donc ici ma définition du concept web 2.0 et la soumets au feu de votre critique :
- à la base, la phase de consolidation (comme dans toute révolution industrielle) de l'ère Internet : la bourse qui repart, des budgets qui se débloquent, des acteurs (dont quelques emblèmes) qui innovent, les infrastructures qui se déploient et augmentent les possibilités (en terme d'audience, de performances, et d'opportunités)
- du coup, les usages entrent dans une nouvelle phase : une phase de maturité dans laquelle les utilisateurs peuvent se réapproprier le web. Ils cherchent, achètent, publient, discutent, téléchargent...
- un cercle vertueux est alors en place :
le public est satisfait => les innovations rapportent de l'argent aux investisseurs => les investisseurs débloquent plus de fonds => les innovations se multiplient => le public est satisfait
Cette phase de développement économique accompagne le développement de la culture de ceux qui en sont à la base :
- innovation,
- participation,
- ouverture,
- le web en tant qu'univers,
- et aussi : standards du web, sympathie pour l'open-source, jeunesse, souvenir de l'éclatement de la bulle
A partir de là les incarnations du web 2.0 sont symboliques de cette culture :
ajax, blogs, communautés, rubyonrails, web services, webtop, Google, rss, folksonomies, microformats...
Avec un très gros raccourcis, on pourrait donc dire : "le Web 2.0, c'est la culture Google".
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JB Boisseau
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samedi, avril 22
L'intégration desktop-webtop
Si vous suivez ce blog depuis quelques temps, vous aurez compris que la notion de webtop (la bureautique sur le web) est pour moi centrale dans le mouvement web 2.0. Après avoir présenté quelques outils permettant la réalisation de ce webtop, j'aimerais en venir à une notion qui me semble importante bien que peu développée pour le moment : il s'agit de l'intégration entre le bureau classique (bureau Windows, Gnome, KDE...) et le webtop.
En des termes plus clairs, la problématique est comment tirer parti du meilleur des deux mondes au quotidien sur une application donnée :
- nomadisme, portabilité, facilité de maintenance et sauvegarde des données du webtop
- convivialité, productivité et possibilité de travail offline du desktop
Exemple d'intégration desktop-webtop : Gmail + Google desktop.
Gmail vous offre un accès de type webmail à votre messagerie (donc seulement lorsque vous êtes connecté à internet via un navigateur) mais Google desktop vous permet d'une part d'y accéder offline via la recherche sur votre PC et vous offre d'autre part la possibilité de recevoir des notifications des nouveaux mails sur votre bureau.
L'enjeu est donc de généraliser ce type de fonctionnement à d'autres bureaux que celui de Windows et à d'autres applications que la messagerie.
Je vous propose un petit pot pourri d'exemples présents et à venir d'outils s'essayant à l'art de cette intégration :
NetJaxer vous propose d'accéder à vos appli web de votre bureau plus rapidement via un navigateur allégé et des icones de raccourcis.
Windows Vista devrait proposer des fonctionnalités de recherche web de votre bureau (ce qui ne manque pas d'inquiéter certains spécialistes de la recherche).
GmailDrive vous permet de considérer votre boite Gmail comme un disque de votre PC.
Un outil de synchronisation pour Google Calendar existe désormais pour Ipod.
(je reste à votre écoute pour allonger cette liste)
Si vous êtes convaincus, je vous encourage vivement à évangéliser sur cette notion d'intégration desktop-webtop qui n'est pas encore assez connue et qui semble pourtant être la suite la logique des évolutions actuelles du web.
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JB Boisseau
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mercredi, avril 19
Gmail + talk + calendar (en 5 minutes)
Amoureux du webtop, il est temps de profiter des dernières innovations de Gmail.
1- Intégrer le chat à Gmail
Pour cela, il vous faut passer en anglais US (paramètres, langue). Gmail vous proposera alors d'intégrer la messagerie instantanée à votre webmail préféré. Un petite fonction qui s'avère bien pratique pour les habitués de Gtalk.
2- Ajouter Google Calendar à votre webtop
Rendez-vous tout simplement sur calendar.google.com et suivez les instructions. Evidemment, un compte Gmail vous sera là encore nécessaire (et là encore, je reste à votre disposition si vous en désirez un).
Si vous aviez un calendrier supportant ou pouvant exporter au format iCal, sachez que Google Calendar vous permet d'importer un tel fichier (pratique pour migrer si vous utilisiez CalendarHub par exemple). Pour intégrer le calendrier à votre page Netvibes (ou netvibes-like), vous disposez de flux RSS et de lien iCal (publics ou privés).
Inutile de préciser que Google Calendar est déjà loin devant ses concurrents en matière de calendrier web 2.0 et que je vous recommande la migration au plus vite !
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JB Boisseau
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